Actualisation de l’étude de faisabilité du Projet N’Débougou IV

Description détaillée du projet :

Face à la vétusté des infrastructures d’irrigation des périmètres irrigués dans la zone de l’Office du Niger (ON), un programme de réhabilitation des aménagements a été démarré. L’Étude de faisabilité actualisée portait sur le réaménagement hydro-agricole d'un réseau qui devait permettre l'irrigation d'une superficie brute d'environ 4.200 ha à partir des infrastructures hydrauliques suivantes :

  • Le réseau d’irrigation composé du distributeur de N’Débougou (22.945 ml), de 21 partiteurs et sous partiteurs (pour une longueur totale 26.351 m) et des arroseurs ;
  • Le réseau de drainage composé du drain principal de Siengo (26.565 ml), du drain principal de N’Débougou (12.617 ml), de 21 drains partiteurs et drains sous partiteurs (32.632 ml) et des drains d’arroseurs ;
  • Le parcellaire comprenant les rigoles d'irrigation et de drainage ainsi que le compartimentage des parcelles par des diguettes.

En plus des 4.200 ha du Casier de N’Débougou, l’étude devait porter aussi sur quatre autres projets qui étaient :

  • 345 ha dépendant du Partiteur S12 de Siengo ;
  • 548 ha des hors casiers de N’Dilla ;
  • Le canal Grüber Nord ;
  • L’amélioration de l’irrigation de quelques petits périmètres maraîchers villageois de la zone du projet.

En termes de superficie à étudier, la zone d’étude concernait 5.093 ha.

A cela s’ajoutait un volet de mesures d’accompagnement, qui visait à identifier l’ensemble des actions nécessaires à mettre en œuvre pour accompagner la mise en valeur agricole des périmètres retenus dans le cadre des présentes prestations.

De plus, l’Etude analysait les capacités des différents services de l’ON et leurs besoins en termes d’appui techniques par rapport à i) l’élaboration d’APD et de DAO, ii) l’assistance au marché des travaux, iii) le contrôle et la surveillance des travaux entreprise, iv) le conseil pour la gestion des attributions et la conduite des travaux paysans, v) le conseil pour la mise en valeur agricole.

De plus, une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) devait être élaborée, suivant la législation nationale pertinente et les standards KfW. L’EIES avait pour objectif d’identifier et d’évaluer les impacts potentiels négatifs et positifs sur le plan environnemental et social de toutes les phases du projet proposé. Le processus d’EIES visait à fournir des informations pour élaborer un plan de gestion et de suivi environnemental et social (PGSES) (Environmental and Social Management and Monitoring Plan (PGSES/ESMMP), en vue d’atténuer les impacts négatifs potentiels, d’améliorer les bénéfices et d’établir les activités continues du programme de suivi. Cela incluait la présentation des mesures environnementales et sociales nécessaires dans le cadre du futur projet (protection de biodiversité, reboisement pour servir les besoins en bois de chauffe, observation du plan d'eau et de la qualité de l'eau, minimisation de la pollution en produits agro-chimiques, etc.).

Nature des services fournis :

  • Investigations de terrain (topographie par drone, pédologie, géotechnique) ;
  • Description de l’état des lieux des aménagements physiques à réhabiliter (infrastructures hydro-agricoles et sociocommunautaires, génie civil, pistes, parcelles etc.) et évaluation du rendement actuel des parcelles à l'hectare ;
  • Etude de la disponibilité en eau de surface et souterrain pour l'irrigation lors de la contre saison ;
  • Etude des options techniques (puits, forages, pompes à moteurs à gasoil, solaire, éolien, systèmes d’irrigation californien, goutte-à-goutte, etc.), de l’organisation des exploitants et de la rentabilité des petits périmètres maraîchers en proximité des villages ;
  • Diagnostic des problèmes de drainage sur le marigot de Dina ;
  • Étude comparative de la conception du réseau d’irrigation (régulation manuelle / régulation automatique) ;
  • Identification des besoins en ouvrages supplémentaires et de confort (par ex. : points d'eau, lavoirs, écoles, postes sanitaires, abreuvoirs, pistes d'accès et ponts, magasins de stockage, structures de transformation, étangs piscicoles, petits périmètres maraîchers, etc.) et collecte d’informations sur des bailleurs de fonds potentiels ;
  • Description des travaux d’aménagement à exécuter (par l’entreprise / par les paysans) ;
  • Evaluation des mesures d’accompagnement nécessaires et des coûts y ayant traits ;
  • Estimation des coûts des travaux et des coûts de prestation de l’Ingénieur-conseil, du contrôle des travaux et de l’assistance technique pour la mise en valeur ;
  • Proposition d’un planning pour l’exécution des travaux ;
  • Calcul de la rentabilité économique et financière avec des options concernant la diversification des systèmes de production;
  • Analyse de la disponibilité et faisabilité de crédits agricoles d’équipement et de campagne ;
  • Elaboration d’un cadre logique du projet ;
  • Proposition sur l'organisation et les capacités et l’appui nécessaire des paysans à assurer le financement de ces travaux ;
  • Pour l’EIES : Étude de cadrage ; engagement des parties prenantes ; préparation de la description du projet ; prise en compte des alternatives ; description du cadre légal ; préparation de la description de l’état initial ; identification et évaluation des impacts socio-économiques et environnementaux ; élaboration du Plan de gestion et de suivi environnementaux et sociaux (PGSES) ; élaboration du cadre de l'acquisition des terres, de la compensation, la réinstallation et redistribution des terres (CATR) ; élaboration d’EIES.
Office du Niger
BMZ à travers la KfW
01/2018 – 10/2018
Montant total du projet: 599.500 €