Conservation de la biodiversité dans le complexe Taï-Grebo-Sapo

Description détaillée du projet :

Le projet « Conservation de la biodiversité dans le complexe Taï-Grebo-Sapo » a visé à protéger et conserver les dernières surfaces contiguës des forêts humides guinéennes tout en tenant compte des besoins et des opportunités économiques des populations vivant dans et à la périphérie des zones concernées. Le complexe forestier s'est étendu sur une superficie de 5.775 km2 et s’est composé du parc national de Taï en Côte d'Ivoire et du parc national proposé de Grebo et du parc national de Sapo au Libéria. Abritant plus de 1.200 espèces végétales et des centaines d'espèces animales telles que le chimpanzé d'Afrique de l'Ouest ainsi que la plus grande population mondiale de l'hippopotame pygmée qui est en voie de disparition, ce complexe a mérité d'être protégé et conservé dans son ensemble.

Ce projet a posé en outre le défi d'une coopération transfrontalière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire, deux pays très différents en matière de lois, de réglementations, de langue, de mœurs et de culture.

Afin de répondre à l'objectif global, l´augmentation de la connectivité écologique dans le complexe de Taï-Grebo-Sapo, le projet a été divisé en deux modules avec deux objectifs distincts, selon le pays.

En Côte d'Ivoire, un processus préparatoire de deux ans a visé à élaborer un plan pour améliorer les possibilités d'échange de biodiversité entre le parc national de Taï et le parc national proposé de Grebo au Libéria, en étroite coopération avec la population locale.

Nature des services fournis :

Phase 1 – Préparation de l’étude :

  • Définition des critères écologiques et socioéconomiques pour l’amélioration de la connectivité écologique.

Phase 2 – Définition des caractéristiques écologiques de la zone d'étude :

  • Analyse environnementale de la zone ;
  • Évaluation de la couverture végétale basée sur l'analyse d'images satellitaires ;
  • Évaluation de l'habitat et caractérisation de la fragmentation de la faune ;
  • Inventaires de la flore et de la faune ;
  • Besoins d'évaluation de la faune identifiée ;
  • Identification du type de corridor et de ses caractéristiques techniques.

Phase 3 – Analyse socio-économique et spatiale :

  • Analyse des opportunités et des risques ;
  • Recensement exhaustif et étude socio-économique des personnes impactées ;
  • Stratégie de gestion et de prévention des conflits ;
  • Études sur la sécurité alimentaire, les besoins en infrastructure de base, etc.

Phase 4 – Développement d’un concept écologique :

  • Proposition d’un statut, mode de gestion et ancrage institutionnel du corridor ;
  • Elaboration du plan de compensation des populations impactées ;
  • Rédaction d'un plan de renforcement des capacités ;
  • Préparation d'un plan d'action et de pérennisation financière du projet.
 

 

 

Département de l`Écologie et de la Protection de la Nature (DEPN)
BMZ à travers la KfW et la FPRCI
02/2017 – 04/2019

Montant total du projet: 972.066 €